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La rédaction départementale de Ouest-France a organisée un débat entre David Le Roux, l’Animateur fédéral du Mouvement des Jeunes Socialistes et Jonathan Gainche, responsable des jeunes pop. Mené par Sébastien GROSMAITRE et Jean-Jacques REBOURS, le débat a été serein mais clair sur les divergences de fond comme de forme. (ah oui, je précises j’y ai participé).
David et Jonathan. Un jeune socialiste, supporter de Ségolène Royal, en débat avec un jeune populaire, soutien de Nicolas Sarkozy. La présidentielle dans le regard des jeunes.
Ils sont face à face. A gauche, David Le Roux, animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes. A droite, Jonathan Gainche, responsable départemental des Jeunes populaires. Accompagnés de militants, ils ont accepté de débattre du second tour de l’élection présidentielle et de leurs convictions.
(photo : David Le Roux, 22 ans, animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes et Jonathan Gainche, 22 ans, responsable départemental des Jeunes populaires, ont accepté de venir débattre à la rédaction de Saint-Brieuc. Ils étaient accompagnés de jeunes militants. L’ambiance cordiale et décontractée n’a pas empêché aux jeunes militants d’afficher leurs divergences sur les programmes.)
Extraits.
Vous avez 22 ans. Qu’est ce qui vous enthousiasme chez le candidat que vous soutenez ?
David Le Roux. Je pense que Ségolène sait être à l’écoute de la population. Elle a lancé des forums participatifs pour être au plus près des préoccupations des citoyens. Elle est volontaire, entraînante, avec un pacte présidentiel enthousiasmant. Jonathan Gainche. Nicolas est le candidat du parler vrai. On comprend ce qu’il dit. C’est l’homme de l’action. Il a montré qu’avec volontarisme on pouvait faire quelque chose. C’est quelqu’un de naturellement sympa, un Chirac bis que l’on peut approcher.
Vous avez 22 ans. Qu’est ce qui vous enthousiasme chez le candidat que vous soutenez ?
David Le Roux. Je pense que Ségolène sait être à l’écoute de la population. Elle a lancé des forums participatifs pour être au plus près des préoccupations des citoyens. Elle est volontaire, entraînante, avec un pacte présidentiel enthousiasmant. Jonathan Gainche. Nicolas est le candidat du parler vrai. On comprend ce qu’il dit. C’est l’homme de l’action. Il a montré qu’avec volontarisme on pouvait faire quelque chose. C’est quelqu’un de naturellement sympa, un Chirac bis que l’on peut approcher.
Et ce qui vous gène chez le concurrent ?
Jonathan. J’ai beaucoup de respect pour cette femme-là. Mais on n’a pas les mêmes idées. Son défaut : elle n’a pas la capacité d’être présidente de la République. Les bourdes, sincèrement, ça ne passe pas. David. L’homme du parler-vrai, c’est l’homme des débordements. Il est de tous les excès verbaux, tels le karcher ou le mouton dans la baignoire. C’est un homme d’action qui ne prouve pas ses résultats. Je n’en ai pas l’image d’un homme sympa.
Comment vous êtes-vous engagé en politique ?
David. Mon engagement, c’est 2002. Le choc de voir effacer le candidat de la gauche du 2e tour. La campagne des régionales et le référendum européen – j’étais pour – m’ont ancré à gauche. Le bilan de Jospin a aussi pesé dans la balance. J’avais senti les effets positifs et directs. Jonathan. C’était en 2002, Le Pen au deuxième tour. Puis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur. J’ai été plusieurs fois délégué de e à Saint-Charles. La politique, c’est un engagement, pas une carrière. Mais si l’occasion se présente, pourquoi pas !
Qu’est-ce qui vous semble primordial de combattre dans les projets adverses ?
Jonathan. J’ai du mal à percevoir le projet de Ségolène Royal. Elle semble plus occupée à faire des ronds de jambe à François Bayrou. Elle constate qu’il y a une dette importante. Qu’est-ce qu’elle propose pour la réduire ? Quelle est sa proposition pour encourager le travail ? Son programme est un ensemble de mesurettes, pas de mesures. Et puis il y a cette absence de vision internationale. David. Le projet de Nicolas Sarkozy est cohérent et global, malheureusement. Sa vision du monde est porteuse d’inquiétudes. Son projet fiscal est démagogue. Il va casser le fonctionnement de l’État par une logique libérale. Baisser les prélèvements obligatoires, ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, mettre le bouclier fiscal à 50 %. C’est opposer la France des rentiers à celle qui travaille.
Vous vous appréciez. Pensez-vous que sur certains sujets de société vous pourriez vous rejoindre, travailler ensemble ?
David. Je ne crois pas. On a deux visions du monde différentes. On peut régler au cas par cas des problèmes de société, mais c’est tout. En Allemagne, la coalition c’est délicat. Nos priorités ne sont pas les mêmes, nos orientations sont différentes. Jonathan. Entre nos deux mouvements, nous n’avons pas la même idéologie. N’ayant pas la même façon de penser, il est difficile de s’entendre. Nous avons des points de vue différents sur l’immigration, les 35 heures… Une coalition est impossible.
Qu’est-ce que vous attendez de primordial dans l’action de votre candidat une fois élu ?
Jonathan. Qu’il nous redonne confiance et nous donne l’envie de croire en l’avenir. David. Qu’elle s’attaque aux problèmes des jeunes à la racine, comme l’emploi, l’éducation…
Votre pronostic pour le dimanche 6 mai ?
Jonathan. Je me lance, 52 % pour Nicolas Sarkozy. David. Allez, 51,5 % pour Ségolène Royal.














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