
Juin est la période des Marches des Fiertés ; organisées un peu partout en France, celle de Paris à eut lieu cet après-midi. L’édition 2008 a comme mot d’ordre : « Pour une école sans AUCUNE discrimination ! ». Le thème est important tellement il rassemble à lui seul une grande partie des problèmes d’homophobie que connaît notre société.
Les associations organisatrices expliquent avec justesse que tout se joue à l’école. Les agresseurs d’homosexuels sont jeunes et pour les jeunes homosexuels, c’est à l’âge de l’école que se joue son rapport à la société. C’est dire si le rôle de cette institution d’éducation est essentiel. C’est au collège et au lycée que l’apprentissage du respect de la différence sexuelle doit s’apprendre au même titre que le respect des différences de sexe, de philosophie ou de culture.
La marche de samedi ne fait qu’ouvrir avec une certaine visibilité le chantier de la lutte contre l’homophobie à l’école. Les associations travaillent depuis des années sur le sujet. Avec la manifestation de ce week-end, elles peuvent espérer enclencher un processus qui au fil des années pourrait prendre le problème général de l’homophobie à la racine. De la cour d’école, à l’éducation sexuelle, en passant par une prise en compte dans les programmes de lettres, de philosophie, d’éducation civique ou auprès de l’ensemble des personnels scolaires - dont les psychologues, médecins ou infirmiers - il faut souhaiter que l’homosexualité ne soit non seulement plus tabou, mais qu’elle fasse l’objet d’une visibilité et d’un respect incontestables, à tous les niveaux.
Je ne pourrais participer à cette manifestation nationale à laquelle l’ensemble des organisations progressistes participent depuis de nombreuses années, dont HES Homosexualité et Socialisme qui milite au sein du Parti socialiste pour porter les réflexions et les propositions sur les questions lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT). D’ailleurs, je signale que je suis un des premiers signataires (390 socialistes, dont 16 parlementaires, 93 élus locaux, 37 secrétaires de section) de la contribution thématique déposé par HES au congrès de Reims qui aborde les thèmes de l’homophobie, de la lesbophobie, de la transphobie, de la famille, de l’âge, du droit au séjour, du sida, de la mixité, des parentalités, des prostitutions, des droits des personnes trans, des inégalités territoriales, des discriminations au travail…
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